Mon parcours de vie
Fribourgeois, je suis né à Berne, le 08.08.1948 (une date facile à retenir). J'ai fréquenté l'école enfantine (en allemand) à Wabern, où j'habitais, puis l'école primaire à l'école française de Berne. J'ai poursuivi mes études à l'internat de l'école apostolique des pères de Bethléem, au Grand-Torry, à Fribourg. Je tiens à souligner que l'esprit missionnaire dans lequel j'y ai été baigné pendant plus de cinq ans a été le point de départ de mon engagement social mené jusqu'à aujourd'hui.
J'ai terminé mes études au collège Saint-Michel, à Fribourg, ville où j'ai par la suite fait mon apprentissage de photographe chez Jean Mülhauser et acquis une formation de journaliste à l'Institut de journalisme de l'Université.
Passionné d'écriture, grand rêveur et sensible aux injustices dont est victime une partie de l'humanité, je me suis engagé dans le domaine social, en Suisse, en France et pendant quatre ans dans un projet des pères de Bethléem, à Policarpa en Colombie.
De retour en Suisse avec une étiquette de « gauchiste », je n'ai pas retrouvé du travail dans le journalisme. J'ai travaillé en tant qu'éducateur à l'institut des Joncs, à Fribourg, puis au service Information Tiers-Monde à Berne. Un reportage au Paraguay, puis un crochet par la Colombie m'ont permis de concrétiser un nouvel engagement, pour deux ans, à Policarpa (1981-1983).
Le premier avril 1984 à 00h00, la première radio locale fribourgeoise, Radio Sarine, a commencé à émettre. J'étais à l'antenne pour le bulletin d'information du matin. L'aventure de cette radio soutenue par les milieux alternatifs s'est terminée pour des raisons financières. J'y suis resté fidèle jusqu'à la dernière émission, le 31 décembre 1986. Par la suite, je me suis, une fois de plus, trouvé sans emploi. Résigné, j'ai accepté un emploi en tant que manœuvre dans une entreprise de construction.
Et j'ai eu la chance de ma vie ! Engagé pour un remplacement de courte durée à l'Office fédéral de la statistique, j'y ai travaillé, d'abord à Berne, puis à Neuchâtel, jusqu'à ma retraite, en 2013. La politique, tout particulièrement le relevé des résultats des élections au Conseil national et la publication de leurs résultats, ont été le plat de résistance de mon activité.
En 1997, je me suis établi à Cressier, dans le district fribourgeois du Lac. Jusqu'en 2024, j'y ai été actif dans la vie associative (Comité de l'école maternelle, participation à des activités littéraires dans le cadre de l'école primaire, Comité de la bibliothèque) et politique (Commission financière, Commission de sécurité piétonne et Commission de bâtisse pour le centre-village).
Mon parcours littéraire
J'ai toujours aimé raconter et écrire des histoires. Dans un premier temps sans rien publier. Sur les ondes de Radio Sarine, j'ai commencé à diffuser des nouvelles, des histoires courtes et des poésies.
Mon vécu à Policarpa m'a motivé pour me lancer dans la rédaction de mon premier roman. Quand je suis arrivé dans cette région du Sud de la Colombie, il n'y avait pas de route carrossable, pas d'électricité ni de ligne téléphonique. Dans le contrat conclu avec mon employeur, la Société des missionnaires de Bethléem SMB, en tant que journaliste, j'avais pour mission d'analyser l'histoire de la mal-répartition des terres. Une minorité de très gros propriétaires possédaient en effet la grande partie et les mieux situées des terres cultivables, alors que la majorité de paysans devaient se contenter de terres peu fertiles et éloignées. Un grand nombre de paysans n'en possédaient pas du tout.
En réalisant cette investigation, je me suis rendu compte que l'histoire de Policarpa était des plus intéressantes. J'ai constaté qu'aucun document écrit n'existait et j'ai tenté d'y remédier. J'ai donc commencé par enquêter et prendre des notes en espagnol. Je les transcrivais à l'aide de ma machine à écrire mécanique, à la lueur de deux ou trois bougies, le soir. Pour plus de détails à ce sujet, voir les explications dans la présentation du roman « Policarpa, le silence de ceux qui hurlent » (sous « Mes publications »).
À l'Office fédéral de la statistique, pour la première fois de ma carrière professionnelle, j'avais de quoi vivre aisément, avec un salaire fixe, des vacances payées et une sécurité d'emploi. Mon avenir était plus ou moins serein. J'ai pu suivre des cours d'informatique. Le traitement de texte, puis Internet, ont facilité mes activités littéraires.
En 2003, après près de trente ans de gestation, « Policarpa, le silence de ceux qui hurlent » a été publié. Et j'ai continué d'écrire, avec pour résultat sept autres publications : « Mosaïque de fleurs, avec ou sans épines » en 2006 (épuisé), « Le secret de Pacifique Ruffieux » en 2009, « De Cressier à Posat, au gré de l'imaginaire » en 2013, « Une vérité à géométrie variable » en 2015 (épuisé), « Escapade à cœur nu » en 2019, « Noaluen, la Véragre » en 2023, et « Chou-Chou, la chouette-chouette » en 2025.
En 2004, j'ai été admis à la Société fribourgeoise des écrivains (SFE). L'Association des écrivains neuchâtelois et jurassiens (AEJN) m'a accueilli en 2007. En 2012, par l'intermédiaire de mon ami historien et écrivain Alberto Lima Abib Wemelinger, j'ai rejoint « l'Academia friburguense de letras » (l'Académie des lettres de Nova Friburgo, au Brésil). Depuis 2024, je suis également membre du Cercle littéraire Cressiacois (CLC), en tant que seul écrivain fribourgeois parmi mes collègues neuchâtelois.
En 2006, j'ai été élu au Comité de la SFE avec pour fonction trésorier et « homme à tout faire ». Daniel Fattore m'a rejoint en tant que président. Pendant quelque 15 ans, nous avons dynamisé la société (participation à la Fête du livre de Gruyères, aux premiers Salons du livre romands, rencontres avec la société vaudoise et l'association neuchâteloise et jurassienne, et j'en passe).
Après 26 ans de travail à l'Office fédéral de la statistique, depuis septembre 2013, je profite au mieux de la retraite et j'essaie de croquer la vie à pleines dents.
Samedi 25 mars 2023, à l'occasion de la réouverture de la bibliothèque Le Cheval Savant de Cressier, Nicole Rüttimann, journaliste du quotidien « La Liberté » de Fribourg, m'a consacré un élogieux article.